Julien RANC et ses colistiers métropolitains rejettent l’accord entre G. COLLOMB et F.-N. BUFFET

Ce jeudi 28 mai, Gérard COLLOMB et François-Noël BUFFET, tous deux candidats à la présidence de la Métropole de Lyon respectivement pour La République en Marche et pour Les Républicains, ont annoncé avoir trouvé un accord global entre leurs équipes à l’échelle du territoire du Grand Lyon pour le second tour des élections métropolitaines du 28 juin prochain.

Si quelques accords avec des listes Les Républicains, composées d’élus modérés et circonscrits sur quelques territoires, auraient pu être acceptables, un accord d’appareil sur l’ensemble de la Métropole, avec l’assentiment de Laurent WAUQUIEZ et d’Etienne BLANC ne l’est pas. En tant que tête de liste sur la circonscription Ouest investi par l’ensemble des composantes de la majorité présidentielle, et avec mes colistiers, nous ne l’acceptons pas.

Parce que les candidats issus des rangs écologistes n’ont absolument rien à voir avec les candidats du Rassemblement National, nous estimons que la création d’un “front républicain anti-Verts” n’est pas à l’ordre du jour. D’autant plus à l’heure où les priorités de nos concitoyens sont aujourd’hui à la lutte contre le réchauffement climatique, à l’accompagnement des grandes mutations et au développement des modes doux.

Ces priorités, nous les avons portées et défendues, à travers la création de mouvements politiques locaux qui ont su rassembler les forces progressistes allant du centre droit aux écologistes sur nos communes. Ces priorités, nous entendons, aujourd’hui comme hier, continuer à les défendre.

L’accord entre Gérard COLLOMB et François-Noël BUFFET est une manœuvre dépassée qui sous-entend que les élus sont dépourvus de tout projet ou conviction, en dehors de celle qui consiste à tout tenter pour garder leur place. De plus, il va engendrer des situations intenables, où des élus qui défendent depuis de nombreuses années une vision de leur commune, se verraient, d’un coup de baguette magique, contraints de figurer main dans la main sur la même affiche électorale avec
ceux auxquels ils sont opposés depuis toujours.

Faire de la politique autrement n’est pas, pour nous, un vain mot ou un argument marketing. Nous prenons donc acte de l’accord entre MM. COLLOMB et BUFFET et décidons de ne pas participer à cette “aventure” sur notre circonscription, reprenant ainsi notre totale indépendance. Nous prenons également acte de la décision de Stanislas GUERINI, délégué général d’En Marche, qui rejoint en cela la position que nous exprimons et a demandé à la Commission Nationale d’Investiture de retirer celle accordée à Gérard COLLOMB et Yann CUCHERAT il y a quelques mois.

Dans les heures qui viennent, nous ferons le nécessaire pour conserver notre cohérence et rassembler enfin, sur une seule et même liste, la famille centriste et progressiste de la circonscription Ouest. Des échanges allant dans ce sens ont déjà lieu avec David KIMELFELD.

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