Ne sacrifions pas les formidables opportunités offertes par le Terrain des Maraîchers !

Mardi 24 octobre, Laurence du VERGER, Stéphane BENAYOUN et Julien RANC, conseillers municipaux du groupe Mieux vivre à Tassin la Demi-Lune, ont remis au Préfet du Rhône une demande de rejet de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) sur le Terrain des Maraîchers déposée par Pascal CHARMOT.

Alors que nous pourrions obtenir un accord gagnant-gagnant avec les propriétaires de cette parcelle de 13 000 m² située en plein coeur de ville, la nouvelle municipalité a considérablement terni les relations entre les parties prenantes au dossier. On ne compte plus les multiples procédures judiciaires engagées ou à venir. Et malgré la perte de ses différents procès, Pascal CHARMOT persiste et signe !

Il s’est ainsi mis en tête d’acheter la totalité du terrain et d’en bétonniser la majeure partie, en y construisant plusieurs bâtiments publics qui ne correspondent pas aux réels besoins de notre commune. Le programme de la municipalité comprend ainsi l’édification d’une école de 21 classes qui couvrirait, à elle seule, la moitié de nos capacités d’accueil actuelles dans nos écoles publiques !

L’installation d’équipements sportifs sur cette parcelle, exprimée par la municipalité dans sa DUP entre même en complète contradiction avec les objectifs affichés dans son schéma directeur des équipements sportifs présenté il y a à peine un an.

En utilisant l’explosion démographique qu’a connue notre commune ces 15 dernières années comme prétexte pour construire son dossier, la municipalité commet une erreur manifeste d’appréciation et a de facto conçu un projet totalement disproportionné. En effet, un tel phénomène démographique est exceptionnel et ne se reproduira sans doute plus à Tassin la Demi-Lune.

La seule augmentation notable de population à attendre dans les vingt prochaines années pourrait être celle liée à l’arrivée du métro. Mais ce programme n’est pour l’instant acté ni par la Métropole de Lyon, ni par le SYTRAL. Et le quartier d’Alaï présente un foncier suffisant pour accueillir les équipements publics nécessaires le cas échéant.

Quant aux nombreuses modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) initiées par l’équipe municipale sur le terrain des Maraîchers depuis maintenant 18 ans, modifications dont Pascal CHARMOT a été un des artisans en tant qu’adjoint aux finances, elles sont le signe qu’aucun projet d’utilité publique précis n’est réellement arrêté et pensé sur cette parcelle.

Elles ont de plus eu pour conséquence de fortement minorer la valeur réelle du terrain, ce qui constitue une véritable spoliation des propriétaires que nous ne pouvons accepter (1 750 000€ pour 13 000 m² soit 134€ le m²).

Le Carrefour Libération est un quartier déjà fortement urbanisé et saturé en termes de circulation, puisqu’il sert d’itinéraire aux convois exceptionnels, aux poids lourds, ainsi qu’à des milliers de voitures chaque jour.

Aussi, plutôt que de sacrifier cet ultime point de verdure du quartier, comme a l’intention de le faire Pascal CHARMOT, nous pourrions répondre à nos obligations en matière de logement et d’équipements publics de façon modérée en fond de parcelle et ainsi préserver la majeure partie du terrain pour donner aux Tassilunois un vaste parc public de centre-ville de plus de 6000 m².

C’est parce que le programme conçu par la municipalité ne correspond pas aux réels besoins de notre ville et de ses habitants que nous demandons son rejet par la Préfecture.

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