Conseil municipal du 19 décembre 2018

Ce mercredi 19 décembre se tenait le dernier conseil municipal de l’année 2018.
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La majorité des points inscrits à l’ordre du jour a été votée à l’unanimité : extension du périmètre PENAP (zone naturelle d’Etat protégée), acomptes de subventions aux associations, organisation de l’accueil de loisirs adapté, ouvertures des commerces le dimanche et projet nature Méginand.
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Plusieurs dossiers ont en revanche été votés avec des réserves émises par les groupes d’opposition, votes qui furent soit des votes contre, soit des abstentions :
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  • Le budget de la ville
Comme chaque année, le discours tenu par la municipalité se confronte à des faits qui lui donnent tort. Pascal CHARMOT se plaint ainsi régulièrement d’être malmené par l’Etat sur un plan financier, comparant volontiers notre commune à un ménage qui perdrait chaque année de plus en plus d’argent. Mais contrairement aux ménages, notre commune ne subit aucune baisse de budget, puisque ses recettes issues des impôts augmentent continuellement depuis 2014 !
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Tassin la Demi-Lune parvient donc ainsi à augmenter ses dépenses de fonctionnement de 2% et d’investissement de 4%. Nous sommes donc loin d’une situation financière catastrophique. Les dépenses que l’exécutif qualifie de « contraintes » sont également en réalité des sommes que la municipalité perd bien volontiers par ses choix hasardeux, comme l’amende sur les logements sociaux que l’on paie au prix fort (660 000 euros soit une perte de 1 800 000 euros sur 3 ans) alors que nous pourrions limiter cette pénalité en réhabilitant massivement les 600 logements vacants qui sont répartis sur l’ensemble de la ville plutôt qu’en en construisant de nouveaux.
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Notre groupe a voté contre ce nouveau projet de budget aussi et surtout en raison d’investissements choisis par l’exécutif que nous n’aurions pas géré de cette façon. En dehors du pôle petite enfance, auquel nous avons toujours apporté notre soutien, nous restons ainsi fermement opposés à la création d’une école sur l’avenue Victor Hugo pour des questions de sécurité des élèves évidente.
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  • Le budget de l’Atrium
Il convient de saluer le travail mené par les agents de notre salle de spectacle, malgré un manque de moyens qui les prive d’assurer leur mission d’une façon aussi satisfaisante qu’ils le souhaiteraient. Une autre gestion de cet espace culturel est possible et nous regrettons l’absence de mutualisation avec d’autres équipements. Notre groupe s’est donc abstenu, saluant toutefois la très légère augmentation du budget de fonctionnement de quelques milliers d’euros pour 2019.
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  • Les tarifs municipaux

En 2014, notre groupe s’était opposé à l’augmentation des tarifs municipaux, notamment pour ce qui concerne le stationnement longue durée des commerçants, ou encore l’augmentation des tarifs appliqués à notre marché des peintres. En cohérence, sachant que les tarifs évoluaient peu cette année, nous nous sommes abstenus sur cette délibération.

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  • Projet de couverture des terrains de sport des Coquelicots

Il s’agit dans le cas présent de solder l’affaire dite des « Terrains de tennis couverts du Sauze », un projet qui était un engagement ancien des candidats aux municipales et qui a tourné au fiasco par une série de décisions mal avisées de Pascal CHARMOT. Confondant vitesse et précipitation en la matière, ce dernier s’était auto-accordé l’an passé un permis de construire qui rendait illégal son projet. Un propriétaire riverain, se sentant lésé, a poursuivi la mairie en justice et remporté son procès en référé et au Conseil d’Etat, puis en première instance, condamnant la ville à démonter à terme la structure.

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Ne parvenant pas à revendre cet équipement à une autre commune, puisqu’il est dimensionné pour nos seuls courts de tennis, la mairie a tenté de trouver une voie de sortie à cette structure dont le coût (et la perte à ce jour) avoisine les 600 000 euros. Via son nouveau projet, elle démonte et remonte la structure sur les terrains du lycée de Charbonnières les Bains et présente cela comme une économie, en expliquant que le nombre de bénéficiaires de l’équipement futur est plus important et que toutes les opérations vont être prises en charge par le Syndicat Intercommunal de l’Ouest lyonnais (SIOL) qui gère cet établissement scolaire.
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En réalité il n’en est rien et ce pour plusieurs raisons :
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    • La couverture des tennis du Sauze venait répondre à une demande précise de notre club de tennis, qui est un des rares à ne pas avoir de terrains couverts dans le secteur, et avec en ligne de mire la création d’un pôle dédié aux sports de « petite balle » sur le site (conformément au schéma directeur de la ville) avec notamment le club de tennis de table. Au final, le nouveau projet non seulement ne bénéficiera pas à notre club de tennis qui va devoir partager ses créneaux et l’équipement qui lui était dédié avec d’autres clubs et tout un lycée. Le CRAN tennis pourra donc continuer à pratiquer son sport majoritairement dehors et pire, alors que nos habitants, qui ont financé l’équipement, auraient pu en bénéficier comme d’habitude, sans être inscrits au club, ils ne le pourront plus autant qu’avant puisque le nombre d’utilisateurs potentiel issus d’autres secteurs ou institutions est démultiplié et fait décroître en conséquence les possibilités de partage.
    • De la même façon, aucune économie n’est réalisée puisque si le démontage/remontage de la structure va bien être pris en charge par le Syndical Intercommunal de l’Ouest Lyonnais, celui-ci prélève son budget directement sur les feuilles d’impôts des Tassilunois et des Charbonnois. Dans le cas présents, ce sont donc toujours les Tassilunois qui paient le prix fort puisqu’il y a à ce jour 5 fois plus de contribuables Tassilunois que Charbonnois.  
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Une voie de sortie ayant tout de même été trouvée, nous nous sommes symboliquement abstenus sur cette délibération.